Quel est le taux de dégradation de nos modules après 9 années?
Lorsqu'on parle d'énergie solaire, on parle en fait de kWh. C'est finalement tout ce qui compte. Si tous les jours, aux quatre coins du globe, de plus en plus de personnes choisissent d'investir dans l'énergie solaire, c'est parce qu'elles croient dans un futur où chacun produit l'électricité solaire dont il a besoin pour alimenter son quotidien. Mais investir dans un système solaire reste un acte basé sur la confiance. Car l'on achète toujours une promesse future de kWh. Et nous expliquons souvent dans ce blog que deux décennies de sérénité n'est pas un fait acquis. C'est au fil des années que l'on confirme la pertinence de son choix. Afin d'attirer l'attention sur ce sujet, nous nous proposons de partager une analyse réalisée sur 16 de nos panneaux solaires installés il y a prêt de 10 ans.

Quelle est la puissance de nos modules après 9 années de fonctionnement ?
La satisfaction des propriétaires de panneaux solaires résulte en général de deux  facteurs. Tout d’abord, lorsque ces derniers fonctionnent correctement, c’est-à-dire qu’aucun défaut ne vient altérer leur intégrité technique. Ensuite, lorsque le productible est au moins égal aux attentes.

“En moyenne, nos modules n’ont perdu que -3.5% de leur puissance initiale en 9 ans”

Nous avons récemment analysé 16 modules installés à notre usine de Prenzlau en Allemagne afin d’étudier leur état et leur comportement. 8 modules sont équipés de cellules monocristallines alors que les 8 autres sont fabriqués avec des cellules polycristallines. Tous ces modules ont été fabriqués en 2008 et sélectionnés au hasard afin d’être installés sur un banc de test. Vous pouvez apprécier sur les graphiques ci-dessous la comparaison entre la puissance initiale STC de 2008, la valeur mesurée en 2017 c’est-à-dire 9 années plus tard et enfin, la puissance garantie selon notre garantie de performance linéaire actuelle.

Il y trois informations à retenir de ces deux graphiques :
– en moyenne, nos modules n’ont perdu que -3.5% de leur puissance initiale en 9 ans. La technologie monocristalline semble légèrement plus performante mais le comportement général est homogène, indépendamment de la technologie
– le meilleur module affiche une dégradation de seulement -1.5%
– le comportement réel est bien meilleur que la garantie

 

Comment mettre en perspective ces résultats?
Comment ces résultats doivent-ils être analysés? Reflètent-ils un cas spécifique ou peuvent-ils être généralisés?

 

Pour ce faire, partons des deux caractéristiques qui définissent la qualité d’un bon module :
– être exempt de défaut tout au long de sa durée de vie
– produire un maximum de kWh

 

Est-ce que nos modules sont sans défauts?
La première et la plus importante des caractéristiques pour un panneau solaire est de fonctionner parfaitement, en d’autres termes, de ne présenter aucun défaut. Sur ce point, nos 16 modules ont la note maximale puisqu’ils sont tous en parfaite condition. C’est un point majeur à souligner de nouveau. Nous ne manquons jamais de répéter dans ce blog que les certifications internationales telles que l’IEC 61215 ne doivent pas être mal interprétées. Cette dernière par exemple, a pour but de réduire la probabilité de mortalité infantile, c’est-à-dire pendant les 4 ou 5 premières années. Ce qui signifie que la performance des 20 années restantes repose sur le savoir-faire du fabricant et son éthique en ce qui concerne la qualité.
Des études partagées par Dupont ou le TUV Rheinland montrant que 22% à 48% des modules étudiés présentaient des défauts après 4 à 5 années de fonctionnement doivent interpeller. La combinaison de la pression sur les prix et de la complexité des chaînes d’approvisionnement a des effets néfastes sur la qualité des produits. Preuve s’il en est que la variable prix ne doit pas supplanter toutes les autres.

 

Est-ce que le productible de nos modules est élevé?
Les différentes études qui se sont penchées sur la question de la dégradation des modules aboutissent à une valeur moyenne de -0.8% par an. Avec une moyenne de -3.5% après 9 ans, la dégradation de nos 16 modules se traduit par une dégradation annuelle inférieure de -0.4%, nous classant ainsi parmi les très bons élèves de l’industrie.

 

Les résultats de ce test sont donc cohérents avec le retour de nos clients et leur satisfaction et confirment notre stratégie et notre savoir-faire dans la production de modules d’un très haut niveau de qualité.

 

Est-ce que les performances passées peuvent prédire celles du futur?
L’on pourrait dire que les modules fabriqués en 2008 n’ont rien en commun avec ceux de 2018. Et c’est vrai en effet. Presque tout a changé. L’on pourrait également supposer que les composants utilisés aujourd’hui sont plus fiables qu’il y a 10 ans. C’est également vrai, en partie. Certaines évolutions présentent en théorie de plus grands risques: des cellules plus fragiles, des « backsheet » plus fines, le traitement antireflet anti-PID…

 

D’un autre côté, une chose n’a pas changée. Malgré la pression sur les prix, nous restons fidèles à nous-mêmes et à notre culture de l’excellence industrielle. Quoi qu’il arrive. Ce qui nous rend confiants quant à notre capacité à produire aujourd’hui des produits d’une qualité équivalente et même supérieure à ce que nous faisions il y a dix ans, effet d’expérience oblige.

 

Pour ce qui est des performances, des innovations telles que le module S19 300W Supercharged, lancé en Mars 2018, témoignent de la capacité d’aleo à apporter de nouvelles solutions permettant de garantir des productibles records. Grâce à sa plage de tolérance positive élargie – 0/+9.99W – et à un service de tri en usine pour appairer les modules avec une tolérance +6/+9.99W, il permet d’augmenter la puissance et le productible de +2% par rapport aux 300W standard du marché. Pour des performances élevées dans la durée. Et une rentabilité assurée.

 

Conclusion
Il y a deux enseignements à tirer d’une analyse sur la dégradation des modules :

la simulation ne remplacera jamais la réalité – en dimensionnant et en simulant les performances d’une installation photovoltaïque, il est tentant de considérer comme acquis le fait que tous les produits se valent et donc de se concentrer sur les écarts de simulation et le prix bien sûr. Néanmoins, les données terrain nous montrent que l’aspect le plus important pour un investisseur est de choisir d’abord le bon produit, celui qui durera. Les autres facteurs ne devant intervenir que dans un second temps.

 

Les fiches techniques ne peuvent prédire un productible – les fiches techniques doivent être considérées pour ce qu’elles sont, ni plus ni moins. Elles donnent des informations statiques mais ne prennent pas en compte les aspects dynamiques de l’environnement réel. L’on peut donc discuter des différences simulées de l’ordre de quelques pourcents tout en oubliant un facteur de risque bien plus important lié à la qualité même du produit et à sa capacité à durer dans le temps. Si, à la différence de certains développeurs de projets pouvant se permettre de tracer un fournisseur et ses produits depuis la nomenclature jusqu’à la livraison, en passant par des contrôles in situ en usine, vous ne pouvez pas vous offrir les services d’un tiers de confiance pour contrôler la qualité, il est fondamental de sélectionner un fournisseur à qui vous faîtes confiance en terme de savoir-faire, de « track record » et d’éthique.

 

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