COMMENT LA LUMIÈRE AFFECTE LES PANNEAUX SOLAIRES. LES EFFETS LID et LeTID

Nous avons déjà tous déplacé un meuble chez soi et remarqué une teinte plus claire sur le sol en dessous de l’endroit où il était. En effet, la lumière agit sur les matériaux et même si cela semble un peu paradoxal, elle produit également des effets sur les cellules en silicium cristallin des modules photovoltaïques, ce qui affecte leur rendement et contribue à deux types de dégradation.

 

 

L’effet LID

 

 

Le premier phénomène, connu dans l’industrie depuis plus de 20 ans, est appelé « Light Induced Degradation » (LID) et se manifeste dès les premières heures d’exposition des panneaux à la lumière du soleil, en raison des traces d’oxygène présentes dans la plaquette de silicium. Ces particules chargées positivement de O₂ (oxygène) peuvent se répandre dans la cellule et créer des complexes avec le bore, réduisant de facto le rendement du panneau par rapport aux mesures finales effectuées dans l’usine de production.

 

Tous les modules PV sur le marché n’ont pas la même tenue face à l’effet LID, bien qu’il s’agisse d’un phénomène inévitable. Les modules aleo subissent un LID moyen de seulement 0.6%, ce qui est très faible, et gage d’un silicium de qualité. Ainsi, garantir 98% de la puissance initiale (celle mesurée en usine, en sortie de production) lors des 2 premières années de fonctionnement du module fait sens.

 

Et sur ce point précis, les modules aleo en technologie PERC mettent la barre très haut, puisqu’il s’agit de la plus haute et plus longue garantie de l’industrie que vous pourrez trouver sur le marché !

 

Pour un propriétaire d’un système photovoltaïque, cela signifie qu’en minimisant les pertes, vous partez en pole position et produisez des le départ un maximum d’énergie solaire avec nos modules.

 

L’effet LeTID

 

La seconde, au contraire, est connue sous le nom de dégradation induite par la lumière et les températures élevées (LeTID). Il s’agit d’un phénomène récemment découvert, pas encore étudié de manière approfondie. Contrairement à la dégradation LID, ce type de dégradation peut se produire des années plus tard et est principalement lié aux températures de fonctionnement élevées des modules.

 

Lorsque sur la fiche technique nous nous référons aux valeurs NMOT, (Nominal Module Operating Temperature) nous décrivons les conditions nominales de fonctionnement du panneau : 800W/m², à température ambiante (20°C), 1,5AM et avec un vent de 1 m/s. Dans ces conditions, la température des modules varie selon le type de module, et est de 44,5°C pour les modules aleo premium (X63) ou 45,5°C pour les modules aleo full black (X83).

 

Selon la littérature récente, des problèmes avec l’effet LeTID peuvent survenir avec une température de panneau de 50°C ou plus, ce qui n’est pas rare en été où elle peut facilement dépasser 70°C dans certaines zones. Il semble que les cellules PERC, les multicristallines en particulier, soient assez sensibles à cette dégradation, car leur face arrière passivée est riche en hydrogène. L’hydrogène pourrait être à l’origine de ce phénomène, mais les études pertinentes en sont encore à un stade embryonnaire à ce sujet, de sorte que toute hypothèse n’est que pure spéculation aujourd’hui.

 

En décembre dernier, PV-Tech.org a estimé que 80% des cellules produites dans le monde en 2020 seraient de type PERC et que la demande pour cette technologie atteindrait 158GW en 2022. Il est donc légitime de se demander ce qui pousse les fabricants de cellules à adopter cette technologie et à parier sur son évolution.

 

Il y a essentiellement deux raisons : le faible coût de production et la capacité à maintenir leurs rendements dans le temps. L’évolution de la technologie des cellules a également permis de préparer des tests spécifiques, qui simulent les conditions de fonctionnement des panneaux, en les exacerbant. Dans le cas du LeTID, il n’existe pas encore de procédure d’essai officielle, mais certaines indications seront adoptées dans le prochain cahier des charges de la norme CEI 61215 -1 : Ed.2.0. Pour réussir le test, les cellules ne devront pas se dégrader de plus de 5%.

 

Après 486 heures dans une chambre climatique à 75°C, et soumis à une intensité égale à la différence entre les valeurs Isc et Impp (le but est de se rapprocher au mieux des conditions réelles de fonctionnement et de produire les mêmes effets que le rayonnement solaire), les panneaux aleo ont passé cet essai1 avec une perte de puissance maximale de seulement 1,52%. Soit trois fois meilleur que ce que la norme devrait imposer.

 

Que cela signifie-t-il pour ceux qui investissent dans le photovoltaïque en choisissant les modules aleo ? Et bien, qu’ils peuvent compter sur un panneau utilisant une technologie innovante, stable et performante pendant toute la durée de vie prévue du système, soit au minimum de 25 ans.

 

 

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